Dr Martine Cotinat : prendre soin de son microbiote intestinal

Bonjour à tous, aujourd'hui j'ai le plaisir de vous accueillir pour parler d'un acteur essentiel de notre santé dont on parle beaucoup. Il s'agit du microbiote intestinal. On sait aujourd'hui que ces milliards de bactéries qui vivent dans notre organisme jouent un rôle central dans l'équilibre digestif, mais aussi l'immunité, le métabolisme et notre énergie, notre sommeil ainsi que notre état émotionnel.

Lorsque ce microbiote est équilibré et diversifié, le corps fonctionne harmonieusement, mais lorsqu'il est perturbé, de nombreux troubles peuvent apparaître. Inflammation, reflux, prise de poids, fatigue ou encore troubles digestifs. Pour nous éclairer sur ce sujet passionnant, nous recevons aujourd'hui le docteur Martine Cotina.

Elle est gastro-entérologue, hépatologue et spécialiste des maladies digestives formée à la nutrition alimentaire. Elle a développé une approche intégrative de la santé digestif associant médecine conventionnelle et approche naturelle comme la nutrition, la phytothérapie, l'aromathérapie, l'hypnose, la méditation ou encore le yoga. Elle est par ailleurs l'autrice de nombreux ouvrages consacrés aux microbiotes et aux troubles digestifs dont je rééquilibre mon microbiope, soigner le reflux naturellement ou encore maigrir de plaisir en charmant ces bactéries et le dernier, la magie des aliments fermés.

Elle partage aujourd'hui avec nous des outils concrets pour prendre soin de cet écosystème essentiel. Dans cette masterclass, nous allons aborder tous ces sujets. Docteur Cotina, bonjour et merci d'être avec nous aujourd'hui.

Bonjour Estelle, bonjour à tous. Ravi aussi d'échanger sur ce sujet passionnant, bien sûr. Docteur, est-ce que vous pouvez commencer par nous expliquer un peu votre parcours ? Qu'est-ce qui vous a amené à faire un focus sur le microbiote ? Pourquoi c'est essentiel selon vous ? Mon parcours a commencé il y a pas mal d'années quand je me suis rendu compte que la médecine conventionnelle ne répondait pas aux questions de mes patients qui souhaitaient améliorer leur santé de manière définitive, plus ou moins définitive, en supprimant les médicaments qu'ils prenaient quotidiennement.

J'ai compris qu'il fallait que j'apporte autre chose à cette médecine conventionnelle et c'est par ce biais-là que je me suis retournée vers toutes les médecines un petit peu dites naturelles, donc l'approche nutritionnelle qui m'a beaucoup passionnée. Je me suis formée en nutrition, en micronutrition, donc en phyto, en aromathérapie comme vous l'avez signalé. Bien sûr, tout ça c'est passionnant et tout ça se regroupe et on a de meilleurs résultats si on travaille avec l'ensemble de ces médecines dites naturelles.

Bien sûr, la médecine conventionnelle a tout à fait sa place, notamment dans l'urgence, elle est vraiment indispensable, mais dans toutes les pathologies chroniques, c'est là que prend place l'importance d'une approche nutritionnelle et l'importance aussi de mieux considérer son hygiène de vie dans sa totalité parce que la nutrition c'est bien, mais tout est important et on va s'en rendre compte pour le microbiote. C'est aussi important de bien dormir, aussi important que de bien manger par exemple, important aussi de bien se réguler, d'avoir une humeur stable, de ne pas être toujours stressé, pas toujours être en train de courir et notre microbiote va le ressentir. C'est important de bouger, c'est important aussi.

L'association de toute cette prise de conscience est très importante parce que ça permet d'aller beaucoup plus loin et d'augmenter tous les résultats. Si on se contentait simplement d'une approche nutritionnelle, on aurait des moins bons résultats. Si on travaille sur une approche complètement globale, holistique, comme on dit actuellement, on a vraiment des meilleurs résultats.

J'ai commencé à m'intéresser à toutes ces médecines naturelles et petit à petit je me suis rendu compte de la place de ce microbiote intestinal qu'on appelait flore à l'époque. Quand toutes ces nouvelles recherches sont apparues et qu'on a pu bénéficier de nouvelles connaissances fort intéressantes, là j'ai pris conscience que ce microbiote qui est situé à l'interface entre notre monde extérieur et notre monde intérieur jouait un rôle essentiel et principal. Ce qui fait qu'à chaque fois que j'étudie une pathologie, j'étudie à chaque fois l'impact de ce microbiote.

Quelle importance a-t-il dans cette pathologie ? Comment subit-il l'influence d'une alimentation déséquilibrée ? Tout ça c'est important à considérer. C'est comme ça que je suis venue à l'approche du microbiote. Et c'est vrai que quelle que soit la pathologie, qu'elle soit digestive ou extra-digestive, le microbiote a sa place et il joue un rôle important comme on va le voir.

Absolument. Vous avez écrit ce livre, je me permets de le mettre en avant comme ça vous le voyez tous. Mon microbiote, je rééquilibre mon microbiote.

Il est disponible partout. Vous êtes aujourd'hui experte. Avant de plonger dans cette masque leur classe, petite question.

Est-ce qu'on peut considérer que le microbiote est notre deuxième cerveau ? Oui, c'est important. Bien sûr, notre microbiote joue un rôle très important sur notre mental. Bien sûr, il est en relation intime avec tout notre système neurologique.

L'intestin est un organe très, très énervé. Bien sûr, c'est important. Le microbiote est capable de fabriquer des neurotransmetteurs.

Il joue un rôle extrêmement important sur notre mental, aussi bien sur notre physique que sur notre mental. Si j'ai écrit tous ces livres que vous avez signalés et d'autres encore, c'est parce que j'avais envie de partager toutes ces connaissances avec mes lecteurs pour qu'ils puissent aussi profiter de tout ce que j'apprenais. C'était un partage, pour moi c'était important.

Quand je suis passée à la retraite de mon activité libérale au niveau de mon cabinet, j'ai écrit d'autant plus parce que j'avais encore besoin de continuer à m'occuper de tous ces gens qui étaient en demande. J'avais besoin qu'ils comprennent ce qui devait changer dans leur vie parce que c'est bien de mettre en application divers régimes, diverses méthodes, etc. Mais si on ne comprend pas ce qu'on fait, on va l'appliquer momentanément et puis ça ne va pas tellement durer dans le temps.

Ce qui est important pour que ça perdure, c'est de comprendre ce qu'on fait. Je pense que mes livres ont cette visée pédagogique, c'est-à-dire comprendre ce que vous allez changer dans votre vie. C'est très important.

Merci Estelle. Merci docteur. Je vous propose de plonger dans le vif du sujet.

Est-ce que vous pouvez commencer par nous expliquer réellement ce qu'est le microbiote ? Parce qu'on est un peu perdus, on a plein d'informations. Pouvez-vous nous éclairer sur ce sujet pour commencer ? C'est vrai que quand on dit microbiote, tout le monde pense à un microbiote intestinal. C'est vrai, le microbiote intestinal va jouer un rôle extrêmement important dans notre santé.

Mais déjà, comprendre que le microbiote, c'est un ensemble de microbes, que ce soit des bactéries, des virus, des parasites, que ce soit tout ce petit milieu vit ensemble dans un lieu spécifique donné. Et ils interagissent entre eux, ils ont des actions entre eux, ils vivent entre eux. Ce microbiote-là, on en a partout, dans tout ce qui nous entoure.

On en a dans l'air, on en a dans le sol, on en a dans la mer, on en a à la maison, on en a partout. Partout autour de nous, nous avons des microbes, nous sommes entourés de microbes. Et nous, sur nous, notre peau, nous avons des microbes, nous avons des microbes au niveau de la peau, nous avons des microbes à l'intérieur de notre corps, dans toutes les parties du corps, nous avons des microbiotes.

Et à chaque fois, des microbiotes différents. Parce qu'en fait, les conditions de vie dans lesquelles ce mélange de microbes se stratifie, se unifie, ce mélange de microbes va s'installer dans un lieu qui va correspondre à ses besoins vitaux. Donc, on n'aura pas le même microbiote au niveau de la terre, qu'au niveau de l'air, qu'au niveau, par exemple, de la maison, etc.

Donc, les microbiotes seront différents. Au niveau de notre organisme, nous sommes très habités. Ça perturbait beaucoup les gens au départ, parce qu'être habité, ça faisait peur.

On avait l'impression de... C'était un peu comme de la science-fiction au départ. C'était vécu presque douloureusement par les patients qui faisaient des cauchemars quand on leur disait ça. Mais là maintenant, ça y est, c'est accepté.

Nous sommes complètement habités par toutes ces bactéries. Et donc, nous avons divers microbiotes. Un microbiote dans le vagin, un microbiote dans les poumons, un microbiote dans le sang, un microbiote dans le cerveau, un microbiote partout.

Mais le microbiote le plus abondant, le plus important, c'est celui qui règne dans notre intestin. Et c'est pour ça que maintenant, par analogie, quand on dit microbiote, on pense à notre microbiote intestinal. Mais bon, sachez qu'il y a des microbiotes, donc des ensembles de microbes qui vivent ensemble et qui interagissent ensemble, sont donc partout.

Il y en a partout. Mais ce ne sont pas les mêmes microbiotes parce que les conditions de vie offertes par un lieu ne sont pas les mêmes. Donc, vous imaginez que sur la peau, on n'a pas le même milieu, par exemple, que sous les aisselles, qui est un milieu beaucoup plus humide, beaucoup plus tropical, dans lequel d'autres espèces vont vivre plutôt que sur la peau, etc.

Et donc, dans le niveau de l'intestin, c'est pareil. Nous avons des microbes qui sont capables de vivre dans ce milieu fermé parce que l'intestin, c'est un milieu privé d'oxygène, surtout dans la partie gros intestin. Donc, c'est un milieu privé d'oxygène, dans lequel toutes les bactéries ne pourront pas vivre.

Donc, comprendre bien que quand on dit microbiote, normalement, on devrait dire microbiote intestinal. Je crois que c'est important de faire la nuance. C'est tout à fait important parce que même pour moi, ce n'était pas clair.

Donc, j'imagine que pour vous aussi. Docteur, est-ce que vous pouvez nous expliquer maintenant qu'est-ce qui vient déséquilibrer notre microbiote, le perturber et quelles en sont les conséquences ? Alors, ce qu'il faut comprendre, c'est que ce microbiote intestinal, il est très abondant, mais il a un rôle fabuleux d'abord. Donc, avant de comprendre peut-être qu'est-ce qui va le déséquilibrer, il faut comprendre tout ce qu'il va faire pour notre santé.

Et c'est incroyable. Donc, il va participer à la digestion des aliments. Nous, on ne sait pas digérer les fibres, par exemple.

Il va digérer les fibres, que nous, on ne sait pas faire. Et à partir de ces fibres, il y a des petits produits formidables que nous, on ne saurait pas faire, qui sont des acides gras courte-chêne, dont le fameux butyrate dont vous avez peut-être entendu parler. Et ces acides gras courte-chêne, ils vont jouer un rôle essentiel pour notre santé, pour notre équilibre immunitaire, pour la régulation de l'inflammation.

Et donc, on sait qu'actuellement, toutes les maladies, elles sont des maladies inflammatoires. Donc, voilà par exemple pourquoi les fibres vont jouer un rôle si important pour la santé de notre microbiote. Donc, vous comprendrez mieux pourquoi, effectivement, on va vous dire de manger des fibres pour votre microbiote.

Et puis, donc, il est capable de nous défendre. Donc, c'est-à-dire que ce sont des véritables armées qui sont dans notre intestin et qui vont nous défendre des pathogènes, tout simplement en occupant des territoires comme feraient, par exemple, des guerriers qui se placent dans certaines tranchées pour occuper des lieux stratégiques. Donc, voilà, ils font pareil.

Elles sont capables de bombarder les bactéries ennemies, par exemple, avec des molécules antibiotiques naturelles, là qu'on appelle les bactériocines. Donc, vous voyez, elles sont capables de prévenir notre système immunitaire. Elles sont en relation constante avec notre système immunitaire.

Et donc, si on n'a pas de microbiote intestinal en bonne santé, on ne peut pas avoir un système immunitaire en bonne santé. Elles influencent complètement notre système immunitaire. Donc, elles jouent un rôle essentiel sur la régulation de toutes les maladies chroniques.

Et ça, c'est que la digestion des fibres. Et donc, elles ont multes fonctions. Donc, elles ont d'autres fonctionnalités puisqu'elles communiquent avec le cerveau.

Ce sont elles qui vont essayer de nous apporter un meilleur moral, etc. Donc, en fait, elles jouent dans tous les domaines. Alors, qu'est-ce qui va déséquilibrer ce microbiote intestinal ? Il faut comprendre que ce microbiote, il a besoin de s'alimenter.

Il a besoin de deux choses. Il a besoin d'avoir un gîte et un couvert correct. Donc, il a besoin déjà de bien s'alimenter.

Bien s'alimenter, ça veut dire déjà avoir des fibres. Par exemple, des fibres qui sont importantes pour sa santé et donc, importantes pour notre santé à nous. Parce qu'en fait, vous avez compris la relation que nous avons avec ce microbiote par l'intermédiaire des fibres.

Donc, ce qui est important, c'est qu'on lui donne beaucoup de fibres. Donc, les fibres, vous les avez dans les légumes, dans les fruits, etc. Donc, ce qui va le déséquilibrer, c'est ce manque de fibres.

Et ce manque de fibres va retentir sur ce microbiote et ce microbiote va devenir déséquilibré. Il ne va plus avoir suffisamment de bonne nourriture pour s'alimenter et alors d'autres bactéries vont prendre le pouvoir, celles qui aiment bien le gras, le sucre, etc. Celles-ci vont proliférer au dépend de notre bon microbiote protecteur.

Et quand notre microbiote protecteur est devenu de plus en plus appauvri et que les bactéries pathogènes ont pris le dessus, elles, par contre, vont fabriquer des molécules inflammatoires qui n'ont pas du tout le même intérêt que celles que fabriquait notre microbiote protecteur. Et donc on comprend que, effectivement, quand le microbiote va se déséquilibrer, ça va perturber déjà l'équilibre parce qu'il va y avoir plus de bactéries pathogènes. La perméabilité intestinale ne va plus être correcte.

La perméabilité va se perturber et donc il va y avoir des passages de molécules bactériennes qui vont traverser la paroi bactérienne, qui vont stimuler anormalement le système immunitaire, favoriser un état inflammatoire chronique qu'on appelle de bas niveau, de bas grade, etc., parce qu'en fait, on ne le perçoit pas. Donc tout ça, ça se fait dans le plus grand des silences. C'est ça la difficulté.

Souvent, quand le microbiote est malade, souvent, on ne le perçoit pas beaucoup. Et quelques fois, les gens ont des troubles digestifs, d'autres non. Comment on va comprendre qu'il est malade ? C'est parce qu'en fait, il va se passer quelque chose, c'est-à-dire qu'il va y avoir, par exemple, un diabète, il va y avoir une obésité, il va y avoir… Dès qu'il y a une pathologie, mais quelle qu'elle soit, dès que vous êtes amené à prendre des médicaments pour une maladie chronique, vous savez que le microbiote protecteur est déséquilibré et qu'il a laissé place, malheureusement, à des bactéries beaucoup moins intéressantes.

Je ne sais pas si j'ai répondu à votre question, Estelle, mais c'est vrai que c'est une histoire tellement énorme. Absolument. Alors, est-ce que vous pouvez nous en dire plus ? Parce qu'on se dit, mais en fait, notre microbiote peut se déséquilibrer très rapidement, finalement.

Bien sûr, je vais vous donner tout ce qui va déséquilibrer, c'est ça, en fait. Absolument, parce qu'aujourd'hui, en fait, en vous écoutant, je me dis, mais tout ce qu'on mange dans notre monde actuel, notre vie moderne n'est pas forcément adaptée, en fait, à nos besoins. Tout à fait.

Tout à fait. Donc, effectivement, ce qui est important de comprendre, c'est qu'il y a des choses qu'on a besoin. Par exemple, les fibres, des polyphénols.

Par exemple, les polyphénols, c'est ce que vous allez trouver aussi dans beaucoup d'aliments végétaux. Vous avez besoin donc des oméga-3. Les oméga-3 que vous allez trouver, par exemple, dans l'huile de colza, dans l'huile de cameline, etc.

Ça, c'est vraiment les besoins vitaux. Et puis, les acides gras d'oméga-9 qu'on va trouver aussi dans notre huile d'olive. Donc, tout ça, c'est très intéressant pour l'huile.

Et tout ce qui va le déséquilibrer, c'est beaucoup plus important encore que ça. Donc, ça va être, par exemple, l'excès de gras, surtout les graisses saturées, les graisses trans, par exemple, que vous allez trouver dans les viennoiseries. Alors, quand on dit acides gras saturés, ça va être tout ce qui est excès de viande, de fromage, etc., de sauce cuite, etc.

Les acides gras trans, donc, je vous ai dit les viennoiseries. Ça peut être l'excès de sucre. L'excès de sucre, vous allez le trouver partout, surtout dans les aliments ultra-transformés.

Alors là, les aliments ultra-transformés, c'est une catastrophe pour notre microbiote intestinal. Il faut bien comprendre ça. Trop de gras, trop de sucre, trop de sel, etc.

Donc, l'excès de sel est néfaste aussi pour lui. Donc, la sédentarité, tout manque d'exercice physique, etc., c'est néfaste pour lui. Manque de sommeil, donc, quand vous regardez trop les écrans le soir et que vous dormez pas suffisamment, c'est pareil, c'est néfaste pour lui.

L'eau, l'eau du robinet, il faut faire attention, il faut éviter qu'elle soit chlorée parce que le chlore, il n'aime pas, c'est un désinfectant. Donc, effectivement, vous voyez, il y a beaucoup de choses, c'est-à-dire qu'il faut recorriger toute son hygiène de vie un peu de la manière dont nous disaient raconter nos grands-mères, finalement. C'est-à-dire, une bonne hygiène de vie, bien dormir, faire de l'activité physique, bien manger et travailler avec des plats maison, voilà, pas des aliments ultra-transformés et limiter le plus possible.

Alors, le problème à l'heure actuelle, ce que je rencontre, c'est que les gens ont intégré ces aliments ultra-transformés parce que c'était très facile et surtout, surtout, c'était peu cher, mais ils ont intégré de manière naturelle, ils ne s'en rendent même plus compte. Et donc, ça, j'aurais tendance à dire, attention, méfiez-vous, regardez, tout ce que vous pouvez faire maison, c'est quand même nettement mieux parce que vous savez que vous allez le faire à partir de quelques ingrédients de base et que vous allez éviter tous les additifs. Alors, attention, additifs, pesticides, tout ça, c'est néfaste pour notre microbiote.

Cuisson haute température, par exemple, aussi, les cuissons haute température, barbecue, friture, etc., ça dégage des molécules toxiques de cuisson qui sont néfastes pour notre microbiote et pour nous aussi, d'ailleurs. Donc, oui, vous voyez, c'est vaste. La liste, je l'ai bien écrite sur mes bouquins, mais c'est vrai que c'est très, très, très important de reconsidérer notre microbiote dans son ensemble, en fait.

Alors, si on allait un petit peu plus au fond du sujet, comment ça se manifeste ? Parce que là, on a vu un petit peu les causes qui font un microbiote déséquilibré, mais est-ce que vous pouvez aller plus en profondeur sur les chiffres, c'est-à-dire, j'imagine la fatigue, j'imagine, je sais qu'on parle pas mal aussi de reflux, est-ce que c'est le cas ? Bien sûr. Est-ce que vous pouvez nous expliquer un petit peu les conséquences ? Bien sûr. Moi, je pense qu'à chaque fois que vous êtes malade, c'est-à-dire quand quelqu'un est malade, que ce soit fatigue, que ce soit reflux, que ce soit donc une maladie gestive quelconque, que ce soit une maladie extra-digestive, que ce soit diabète, obésité, polyarthrite, maladie de la thyroïde, etc., cancer, voilà, toutes les pathologies.

Dans toutes ces pathologies, vous allez trouver un microbiote déséquilibré qui est impliqué. Alors, est-ce vraiment la cause principale ou est-il co-acteur d'autres facteurs, probablement, il n'agit pas tout seul, d'accord, mais voilà, il est impliqué. Et donc, ça veut dire que considérer la santé de son microbiote, ça va devenir quelque chose de complètement nécessaire si on veut travailler sur de la prévention santé et sur traiter n'importe quelle maladie chronique.

Effectivement, on doit tenir compte de ce microbiote indécis. Donc, ça, c'est très important. En fait, c'est vraiment une vision globale qu'on doit mettre en place, une hygiène de vie, comme vous l'évoquiez.

Donc, ça, c'est essentiel. Est-ce qu'on peut aller voir maintenant comment on peut le rééquilibrer ? Parce que ça a l'air tellement complexe et on a tellement d'idées reçues. Aujourd'hui, notamment, j'ai envie de parler des probiotiques.

On en parle beaucoup. Est-ce que ça marche de se supplémenter ? Est-ce que c'est quelque chose qui est pertinent ? Alors, la première chose à faire, bien sûr, c'est de corriger son hygiène de vie. Alors après, ce qu'il faut savoir, bien sûr, c'est que ça va dépendre.

On dit corriger son hygiène de vie, ça veut dire augmenter son alimentation riche en fibres, etc. Mais vous allez voir certains intestins, par exemple, qui vont avoir des difficultés pour augmenter les fibres parce que sinon, effectivement, ils vont avoir davantage mal au ventre. Donc, c'est là où il faut comprendre que chaque cas est un cas particulier et donc, si on ne supporte pas l'augmentation des fibres, c'est qu'il faut rechercher du côté des intestins sensibles et il faut essayer de traiter déjà cet intestin sensible.

Alors, pour traiter ce microbiote et pour l'aider dans toute la modification nutritionnelle qu'on va faire, effectivement, ce qui est important, c'est de comprendre que les probiotiques, ce sont des germes vivants qui sont basés, ce sont surtout des lactobacilles et des bifides qui sont des germes dits protecteurs et inoffensifs pour la santé et donc, qui sont maintenant placés dans de très nombreux probiotiques et donc, c'est important prendre des probiotiques va soulager une partie des gens. D'autres personnes, certaines personnes qui vont prendre des probiotiques vont avoir beaucoup plus de gaz, beaucoup mal au ventre et donc, ils ne pourront pas supporter les probiotiques. Donc, il va y avoir quand même, je vais dire à peu près comme ça, dans ma pratique quotidienne, c'était 75% à 80% de gens améliorés et puis, un petit pourcentage de gens qui n'étaient pas améliorés.

Donc, bien sûr, ça améliore. Donc, si vous apportez régulièrement des petits microbes vivants, ne croyez pas qu'ils s'implantent mais ils travaillent le long de leur chemin, le long du transit, ils travaillent. Ils fabriquent des vitamines, ils vous défendent des bactéries pathogènes, ils fabriquent des substances intéressantes, etc.

Donc, ils travaillent et donc, c'est ça qui est intéressant. Ça vous aide à dépasser un moment, etc., un moment où vous êtes un peu fragilisé. Donc, c'est intéressant, on a des bons résultats tout ce qui concerne les pathologies digestibles, etc.

C'est intéressant, bien sûr. Donc là, c'est des probiotiques de la génération, de la première génération et s'orientent actuellement des probiotiques de nouvelle génération qui vont acter, qui vont vraiment se focaliser sur des bactéries beaucoup plus spécifiques, comme par exemple Fecalibacterium protnitzii, Ackermansia, etc. Donc là, ça va évoluer vers des probiotiques un petit peu plus spécifiques pour certaines pathologies.

Voilà. En fait, c'est vers ça que la recherche s'oriente. Ça, ce sont les probiotiques.

À côté de ça, vous avez les prébiotiques. Les prébiotiques, ce sont des substances que vous allez apporter à votre microbiote pour qu'ils se nourrissent et qu'ils puissent être en bonne santé et que vous soyez en bonne santé. Donc, les fibres, ce sont, ces prébiotiques, ce sont des fibres, en fait.

C'est ce que vous consommez quand vous mangez des fibres. Donc, ça peut aider momentanément, effectivement, quand on est en voyage, en déplacement, etc., qu'on n'a pas la possibilité ou alors, ça peut apporter un supplément de fibres qu'on n'a pas la possibilité d'emmener par l'alimentation, etc. Donc, c'est intéressant.

Les fibres prébiotiques, il vaut mieux les choisir dans des compléments où elles sont variées, c'est-à-dire où il y a plusieurs types de fibres tout simplement parce que quand vous variez l'alimentation et c'est pareil pour les prébiotiques, c'est-à-dire quand vous variez les fibres, eh bien, vous alimentez différents types de bactéries et plus vous alimentez la biodiversité et plus c'est intéressant pour la santé. Voilà. Vous comprenez que quand le microbiote est appauvri, il est pauvre en bactéries protectrices, mais aussi hyper en biodiversité.

Et vous voyez qu'on est à l'image complètement de notre planète et on voit que ce qui se passe dans notre ventre, c'est un peu ce qui se passe dans la planète, c'est-à-dire une baisse de la biodiversité de cette flore, entre guillemets, qu'on appelait flore au départ et donc qui va favoriser l'éclosion de toutes ces maladies chroniques. Et puis après, on a les huiles essentielles aussi éventuellement qui peuvent être données en traitement d'attaque, par exemple, dans des cas de fermentation excessive et qui sont hyper intéressantes. Donc, c'est un traitement court en général et donc, ça peut aider vraiment et là, c'est vrai que c'est mieux d'avoir un conseil auprès de thérapeutes parce que ça va être en fonction de chaque individu.

On va choisir lequel type d'huile essentielle pour pouvoir effectivement faire un traitement d'attaque quand il y a un excès de fermentation, par exemple. Et docteur, donc là, vous avez parlé de tous les microbiotes qu'on peut trouver dans notre alimentation mais est-ce que ce qu'on vend en petits compléments alimentaires microbiotiques, etc., c'est des choses qui valent la peine ? Ah oui, on a des résultats. Oui, on a des résultats.

On a des résultats. J'ai certainement certains patients qui sont très contents d'avoir des probiotiques. Oui, tout à fait, on a des bons résultats.

Par exemple, quand vous prenez des antibiotiques, il faut prendre des probiotiques à l'heure actuelle. Ça a été bien montré maintenant. Donc oui, c'est intéressant, bien sûr.

Ça ne va pas remplacer toute votre hygiène de vie, il faut bien le comprendre mais c'est un complément intéressant qu'il ne faut pas négliger, bien sûr. quel protocole vous donneriez, par exemple, pour quelqu'un qui se rend compte qu'il y a un déséquilibre pour améliorer, parce qu'est-ce qu'on peut réellement rééquilibrer son microbiote comme on le disait et j'insiste, c'est assez complexe. Est-ce qu'on peut arriver vraiment à retrouver un équilibre ? Bien sûr, on peut le rééquilibrer, bien sûr.

Bien sûr, de la même manière qu'il se déséquilibre en très peu de temps, un microbiote dans les études expérimentales, ça peut se déquilibrer en deux jours, trois jours, même moins. Il suffit simplement de se mettre à manger que de la viande et du fromage, par exemple, et de supprimer toutes les fibres et vous déséquilibrer en très peu de temps. En quelques jours, vous déséquilibrez votre microbiote intestinal.

Donc oui, ça va très vite de le déséquilibrer et après, c'est peut-être un peu plus long pour le rétablir, notamment par exemple après une cure d'antibiotiques où là, vous avez fait le ménage sur les bactéries. Donc, quelques fois, vous avez certaines espèces de bactéries qui ne vont pas arriver à reprendre surface et donc d'autres, un autre équilibre qui va s'installer progressivement, etc. Et donc, quelques fois, les gens vont mettre du temps à retrouver un nouvel équilibre.

Donc oui, dès que vous prenez des antibiotiques, prenez des probiotiques. Ça, c'est vraiment la clé. Très important.

C'est comme on faisait avant. Dans le temps, on faisait ça. Et quel protocole vous donneriez aujourd'hui pour vraiment… Alors là, j'ai envie de parler de l'hygiène de vie globale avec vous parce que je sais que ça fait aussi partie de votre pratique.

Quel conseil vous donneriez ? Vous voulez dire quel conseil, c'est-à-dire dans quel sens ? Moi, je commencerais d'abord par travailler sur l'hygiène de vie. Je trouve que c'est très important de replacer son hygiène de vie et que le probiotique, c'est bien, c'est une petite canne, c'est une aide. Vous voyez ce que je veux dire ? Il faut reconsidérer toute son hygiène de vie.

Je pense que c'est aussi important de travailler sur son alimentation que son équilibre mental. C'est là où j'avais les meilleurs résultats en pratique clinique. C'est-à-dire que moi, j'assurais les conseils nutritionnels et j'envoyais à des spécialistes.

Par exemple, aussi bien Réflexos Plantaires que Sofro donc méditation aussi. C'est vrai qu'en travaillant en partenariat de cette sorte, c'est-à-dire qu'on améliorait à la fois la santé nutritionnelle et la santé mentale, vraiment, on avait des meilleurs résultats sur tout ce qui était, quelles que soient les maladies digestives que je voyais, quelles que soient. Aussi bien le reflux que les maladies inflammatoires du côlon, etc.

On avait des super résultats. Ce qui veut dire que la manière dont on se sent mentalement c'est-à-dire à une conséquence directe sur l'équilibre de notre microbiote. C'est-à-dire que par exemple, docteur, est-ce qu'on peut déséquilibrer son microbiote dans une période de stress intense sans forcément changer ses habitudes alimentaires ? Imaginons qu'on a plutôt des habitudes alimentaires correctes avec une cuisine plutôt maison, plutôt de saison.

Est-ce que le stress peut avoir un impact direct ? Exactement. Et ça marche dans les deux sens. C'est-à-dire que c'est complètement bidirectionnel.

C'est-à-dire que vous, vous pouvez impacter votre microbiote mais le microbiote déséquilibré, si lui, il est déséquilibré parce qu'effectivement vous ne mangez pas bien, etc., lui peut modifier aussi votre réactivité au stress et la majorité. En fait, on travaille vraiment dans les deux sens. Donc oui, bien sûr.

C'est pour ça que nous, de notre côté, il faut rééquilibrer l'ensemble. Et si on parle un petit peu plus de tout ce qui va toucher à la prise de poids, comment le microbiote agit sur sa prise de poids ? C'est-à-dire qu'il va l'activer ? Il peut accélérer une prise de poids ? Oui, quand le microbiote est déséquilibré, par exemple, vous voyez, le microbiote déséquilibré, ça veut dire augmentation de la perméabilité intestinale parce qu'il n'y a plus la barrière, elle n'est pas protégée. Donc, augmentation de la perméabilité intestinale, ça veut dire passage de petites molécules bactériennes qui ne devraient pas passer, de molécules bactériennes notamment qui sont en excès et qui vont aller favoriser un état inflammatoire.

Et déjà, cette inflammation, ça va favoriser la résistance à l'insuline, etc., la prise de poids. au fait, oui, il y a beaucoup, bien sûr, c'est multifactoriel, bien sûr, comme beaucoup de pathologies, et oui, il agit directement, vous voyez, directement. Donc, le microbiote est important à considérer quand on veut rééquilibrer son poids, bien sûr, c'est important.

Pour aller plus en profondeur sur cette question de reflux parce que c'est un énorme sujet, beaucoup de personnes souffrent de reflux gastrique sans vraiment comprendre pourquoi. Donc, on prend différentes substances pour se soulager. Est-ce que en changeant totalement son alimentation, on peut réguler ça ou est-ce que le mental intervient aussi ? Qu'est-ce que vous pouvez donner autour de ce sujet comme conseil ? Vous avez raison, Estelle, de parler de ce reflux parce qu'en fait, ça touche énormément de monde qui sont très handicapés par ce reflux et donc, effectivement, on leur prescrit des médicaments qui bloquent l'acidité.

Et le problème, c'est que quand vous bloquez l'acidité au niveau de l'estomac, vous perturbez tout l'équilibre des microbiotes à tous les niveaux, si bien les microbiotes de l'estomac, les microbiotes de l'intestin grêle, les microbiotes du côlon. Donc, tous les microbiotes sont perturbés et donc, quelque part, ce n'est pas hyper intéressant. ça peut aller pour un traitement d'attaque, un traitement d'urgence, mais sûrement pas à garder pour un traitement chronique si on peut faire autrement.

L'alimentation, elle donne des résultats, mais d'une rapidité. J'ai été vraiment surprise parce que, franchement, je trouve que c'est la pathologie la plus facile à soigner naturellement. Encore plus facile et plus rapide à soigner que, par exemple, l'intestin irritable qui est plus complexe.

Mais c'est vrai que, comme vous le disiez, c'est important, là encore, de travailler à la fois sur l'approche nutritionnelle et à la fois sur l'approche mentale. Très important parce que le stress augmente beaucoup le reflux. D'ailleurs, les reflurs s'en rendent compte tout à fait.

Ils voient très bien le lien entre leur état de stress et le reflux même quand ils mangent bien. C'est très important de reconsidérer toujours l'ensemble. Ce qu'il faut comprendre, c'est qu'il y a plusieurs types de reflux.

Il y a des reflux dans la journée. Il y a des reflux la nuit. Le reflux de la nuit, c'est le plus toxique parce qu'en fait, vous dormez, vous êtes allongé.

Le reflux va abîmer encore plus le zoophage. C'est un reflux très ennuyeux et qui se corrige encore plus facilement que le reflux de la journée. Il suffit simplement de modifier le repas du soir.

Donc vous voyez, c'est simple. Et on a des résultats en quelques jours. C'est tout.

Ça va très, très vite. Donc franchement, oui, si vous avez un reflux, arrêtez d'embêter votre microbiote avec ses médicaments au long cours et essayez de lire le bouquin pour essayer de mieux comprendre, pour pouvoir changer des choses et puis aller mieux naturellement. Sans vouloir dévoiler l'entièreté de votre livre, est-ce que vous pouvez nous donner des petits conseils, des tips sur le reflux ? Ça serait quoi, par exemple, une alimentation idéale sur une journée pour soigner un reflux ? Alors, si on prend par exemple le reflux du soir qui vraiment, c'est celui qui empoisonne le plus les gens, on va dire, on va changer le dîner déjà, au moins déjà ça.

Donc en changeant le dîner, on va manger tôt déjà parce qu'il faut essayer d'éviter de se coucher trop juste après le repas. Donc on va manger tôt. On va mastiquer.

Donc on va manger que des aliments masticables parce que si on mastique, on va saliver. Si on salive, on apporte une substance alcalinisante qui va tamponner l'acidité. Vous voyez ? Donc c'est hyper intéressant.

Donc, il faut mastiquer. Donc ça veut dire, attention, tout ce qui va être purée, soupe, compote, tout ça, non. Vous voyez ? Aliments en morceaux, donc des crudités par exemple.

On va momentanément arrêter le vinaigre juste pendant quelques temps pour voir si vraiment le vinaigre peut favoriser des reflux ou pas. Donc on l'arrête au départ. On ne met que du citron, donc de l'huile du citron dans la vinaigrette.

On prend des petits légumes cuits, éventuellement un petit peu de poisson pour ceux qui en mangent un peu de poisson, pas frit non plus, mais cuit à la vapeur par exemple. On n'oublie pas les bonnes huiles, l'oméga 3, qui sont anti-inflammatoires dans l'alimentation et on termine sans dessert avec, voilà, une petite tisane concentrée si on veut. Il ne faut pas qu'il y ait trop de liquide au repas du soir et donc il y ait bien cette distance au minimum de 3 heures avant le coucher.

Ça c'est essentiel et là on a des résultats vraiment spectaculaires. Alors pas de pain, pas de fromage le soir, etc. Donc vraiment un repas léger mais qui peut être riche en légumes donc intéressant, riche en fibres donc intéressant pour le microbiote.

On rebondit, vous voyez toujours à chaque fois. Donc là… Pas de sucre, pas d'alcool j'imagine ? Le soir, non. Pour les gens qui ont des reflux, non, non.

Après si c'est occasionnel de temps en temps, tant pis, vous payerez votre reflux mais c'est vrai que de manière chronique en étant chez soi, on peut faire un peu plus attention et c'est vrai qu'on a des super résultats. Et après le reste de la journée c'est faire attention quand même à une alimentation le moins transformée possible et toujours en mâchant, en prenant conscience qu'il ne faut pas avaler, avaler, manger trop vite, etc. Il vaut mieux manger moins que manger trop vite par exemple.

C'est mieux. Donc il vaut mieux répartir des repas, il vaut mieux faire un petit goûter à 4 heures si vraiment vous avez faim et puis manger plus léger à midi si vous n'avez pas beaucoup de temps par exemple. Très important plutôt que d'avaler trop vite les sandwichs, etc.

Attention à tout ce qui va être excès de gluten, excès de laitage, bien sûr. C'est-à-dire les sandwichs au prix rapidement comme ça, etc. sans repas, sans fibres, etc.

Tout ça, ce n'est pas très bon non plus. Alors docteur, très intéressant ce que vous venez de dire, ça me pose question parce qu'on dit souvent qu'il y a des probiotiques dans les laitages justement. Oui.

Alors vous savez que bien sûr dans les laitages comme par exemple notamment, vous connaissez bien les yaourts. Les yaourts, effectivement, vous avez des bactéries lactiques dedans et donc bien sûr ce sont des probiotiques tout à fait. Alors il y a les aliments fermentés aussi qui sont intéressants dont on n'a pas parlé et qui sont intéressants aussi pour l'apport des microbes.

C'est intéressant. Ce qu'il faut savoir c'est que eux, les aliments fermentés n'ont pas l'appellation probiotiques mais ce sont des bactéries qu'on trouve dans les probiotiques bien sûr. Alors est-ce que vous pouvez nous définir parce que je pense qu'on est tous perdus déjà.

Qu'est-ce qu'un aliment fermenté ? Alors, qu'est-ce qu'un aliment fermenté ? Ce qu'il faut savoir c'est que les aliments fermentés, eh bien, tout le monde en mange sans s'en rendre compte. Par exemple, le pain est un aliment fermenté, le vin, les fromages, etc. Donc, voilà.

Il y a beaucoup d'aliments fermentés. La choucroute, pour ça les gens connaissent un peu mieux. Beaucoup d'aliments fermentés autour de nous.

Alors, quelques fois, les aliments fermentés peuvent être cuits. Donc, du coup, il a été transformé bénéfiquement par les bactéries mais il est pasteurisé, c'est-à-dire que vous n'apportez plus les bonnes bactéries. C'est ça la différence entre aliments fermentés pasteurisés et aliments fermentés non cuits, vivants, que vous allez apporter par exemple sous forme de choucroute crue, de carottes fermentées, de betteraves lacto-fermentées, etc.

qui sont des aliments crus. Donc, quand vous faites, il faut comprendre que dans le légume, dans les végétaux, vous avez, comme chez nous, des microbiotes. Donc, vous avez un microbiote si vous prenez le végétal, vous avez des microbiotes sur ses feuilles, sur ses fruits, au niveau de ses racines, c'est là où d'ailleurs il y a la plus grande partie des microbes.

Donc, déjà, il y a des microbes. Donc, ça veut dire que les végétaux vont être habités, eux aussi. D'accord ? Donc, quand vous allez vouloir fermenter, faire fermenter des végétaux, par exemple, au départ, on inocule aucun microbe, c'est-à-dire que ça va se faire naturellement.

On va prendre ces aliments qu'on va mettre dans un bocal, bien tassé. Bon, par exemple, on va râper les aliments, on va les tasser, on va leur mettre un petit peu de sel avant. Donc, on va créer une atmosphère tassée, pauvre en oxygène, pauvre en air.

Donc, on va fermer le bocal, bien sûr. Et donc, nous ne vont survivre que des bactéries qui vont être tolérantes à cette nouvelle condition de vie, un peu inhabituelle. Et donc, les légumes les plus abondants habituellement dans... les bactéries qui étaient les plus abondantes habituellement dans les légumes, ce ne sont pas elles qui vont se mettre à proliférer, mais ça, ça va être les lactobacilles.

C'est-à-dire, c'est des bactéries qui sont très impressionnantes parce qu'elles sont capables de vivre aussi bien en présence d'air que sans air. Et donc, ça va être leur plus par rapport à d'autres bactéries. Et c'est pour ça qu'on dit lactofermenter parce qu'en fait, ça va favoriser l'éclosion, la multiplication de ces bactéries lactiques dans l'aliment qui va devenir très, très riche en bactéries lactiques.

Et quand on dit aliment lactofermenter, ce sont des aliments qui ont été fermentés par des bactéries lactiques. Parce que ce sont elles qui se sont multipliées dans notre bocal. Et ces bactéries lactiques, c'est les fameux lactobacilles, par exemple, que vous retrouvez dans les probiotiques, par exemple.

Et donc, c'est intéressant parce que dans ces aliments fermentés, on va en consommer très peu. Et donc, au tout départ, dans l'aliment fermenté, dans l'aliment non fermenté, vous avez à peu près moins de 1% de lactobacilles. Et c'est parce qu'en fait, vous avez créé des conditions particulières dans votre bocal et que ça a tué beaucoup de bactéries et notamment, les moussives en plus, qui ne sont pas intéressantes pour nous, que ces bactéries lactiques se sont mises à se multiplier et qu'on a pu avoir un aliment enrichissant en bacilles lactiques.

Voilà. Donc, c'est vrai que quand on va en apporter, c'est tellement, tellement riche en bactéries qu'on ne va pas en apporter beaucoup. Quand on va faire une cuillère à soupe, voire deux cuillères à soupe de ces légumes lactofermentés, c'est très, très, très riche en microbes protecteurs.

Donc, c'est intéressant, bien sûr. Donc, c'est un... Docteur, un petit plus, un gros plus, j'ai l'impression. On récapitule.

Je prends mon bocal. Je fais quoi ? Ah, vous voulez faire un aliment lactofermenté ? D'accord. Oui.

Alors, on va faire quoi ? De la betterave ou du chou ? Vous voulez quoi ? Écoutez, prenons le chou. Je pense que ça parle plus à tout le monde. Allez, on prend le chou.

Alors, on va râper le chou. D'accord ? On va le râper finement ou on va le couper finement, on va l'émincer finement. On va le peser.

On va mettre 1% de sel. On va le triturer un petit peu, le mélanger un petit peu. On va le laisser reposer pour que l'eau du légume sorte et que le légume va être plus facile à manipuler.

Au bout d'une heure à peu près, on récupère notre quantité de chou émincé qui a macéré dans le sel. Et on va le tasser dans notre bocal avec un pilon pour qu'il y ait le moins d'air possible. Donc, on va en tasser, on va en mettre beaucoup.

Et puis, on va arriver jusqu'à 1,5 cm, à peu près 2 cm maxi du bord. Et là, on va mettre un petit peu, par exemple, au-dessus, on va mettre le trognon du chou qu'on n'aura pas jeté. Et puis, on va fermer bien notre bocal avec un bon joint de qualité.

Vous savez, les bocaux, le parfait, c'est ce qui marche très bien. Et puis là, on va mettre notre petit bocal sur une assiette et on va le regarder dans la cuisine. Et très vite, en très peu de temps, déjà dès le lendemain, vous allez sentir des petites bulles, des petits bruits, etc.

Au bout de quelques jours, il y a des suintements, du liquide qui sort, etc. Vous voyez que la vie s'installe dans votre bocal. C'est fabuleux de voir ça.

C'est pour ça qu'on met la petite soucoupe en dessous parce que des fois, il y a des débordements tellement. Donc, c'est parce qu'il y a de la production de gaz carbonique. La production de gaz carbonique faite par les bactéries, elles vont chasser l'oxygène, etc.

Et en même temps, on a des fuites de liquide. Et là, on va attendre patiemment. On va regarder un peu ce qui se passe.

Bien sûr, on nettoie régulièrement la petite soucoupe en dessous. On n'ouvre surtout pas le bocal. Et puis, on va attendre à peu près, en moyenne, une dizaine, une quinzaine de jours à peu près.

Et à partir d'une quinzaine de jours à peu près, on peut estimer que notre fermentation, si ça a été fait dans les bonnes conditions, à une température de 20 degrés à peu près dans une cuisine, dans la cuisine. Et là, au bout de 15 jours, 20 jours, etc. Donc, votre produit est prêt.

Et donc là, vous pouvez ouvrir votre bocal, vous en servir. Alors, vous regardez, bel aspect, il sent bon, un petit peu acidulé. Donc, votre produit est parfait.

Si ça sent mauvais, si effectivement, vous avez des amas de substances un peu roses, etc. dessus, allez hop, direct compost. Mais ça, c'est très, très, très rare.

La plupart du temps, c'est parfait. C'est très facile à faire. Et donc, après, vous pouvez vous en servir.

Vous prenez une cuillère, deux cuillères, au départ, commencez par une cuillère à café, même deux cuillères à café, parce qu'il faut voir si vous avez une tolérance digestive avec ce type d'aliments. Vous y allez doucement, au départ. Et puis, vous refermez bien, proprement.

Vous ne vous servez jamais avec une fourchette que vous goûtez, et puis après, vous faites goûter à quelqu'un. Non, parce que vous allez apporter d'autres types de bactéries à l'intérieur. Donc non, vous faites ça très proprement.

Une fourchette propre pour vous servir. Et puis après, vous refermez votre bocal et vous remettez ça au frigo. Par contre là, une fois qu'il est ouvert, il est rangé au frigo.

Et là, ça peut servir pendant un mois, deux mois, il n'y a pas de problème. À la différence, par exemple, des crudités que vous allez faire et que vous allez utiliser dans les 24-48 heures, c'est tout. Là, effectivement, comme il y a des bonnes bactéries qui vous protègent, il ne va pas être colonisé par des bactéries offensives, justement.

Donc, et c'est très bon. Ça change complètement le goût, le parfum, etc. Alors, d'une fois sur l'autre, vous n'avez pas toujours les mêmes parfums.

C'est une surprise. C'est ce que je dis toujours. Ce sont les cuisiniers microbiens qui vous ont préparé cette surprise.

C'est-à-dire que vous avez mis les aliments bruts au départ et c'est eux qui vous les cuisinent. C'est fabuleux. Vous avez un cuisinier à la maison qui vous prépare ça avec des saveurs différentes, etc.

Alors, bien sûr, après, on va pouvoir jouer sur des épices. On peut mettre un peu de coriandre, on peut mettre un peu d'oignon, etc. Donc, bien sûr, on va jouer avec tout un petit assemblage et ce sont les microbes qui vont nous concoter ce petit plat et je vous assure que c'est vraiment très, très bon.

Et alors, docteur, une fois qu'on a réalisé tout ça, est-ce que vraiment on en mange à chaque repas, par exemple ? Moi, je conseille souvent au départ d'en manger qu'une fois par jour. Une fois par jour, c'est bien. Après, ça dépend de la tolérance digestive.

Il faut vérifier que ça ne vous donne pas de gaz ou de diarrhée ou de choses comme ça. C'est important de voir. parce qu'on fait un apport tellement important de microbes qui vont là encore comme les probiotiques transiter sans vraiment s'implanter mais qui vont travailler au passage mais, vous savez, notre microbiote qui fait quand même la résistance et qui est là pour empêcher toute nouvelle installation.

Donc, il ne faut pas trop le perturber non plus. Donc, on en apporte un peu parce que, vous savez, c'est des quantités assez impressionnantes. On est sur du 10 puissance 6, c'est-à-dire, vous rajoutez 6,0 petit amas c'est-à-dire, on va dire bactéries mais c'est normalement un groupement de bactéries par millilitre ou par gramme.

Donc, vous imaginez que comme vous mangez pas qu'un gramme, vous avez des quantités mais incroyables qui sont bien plus importantes que dans votre gelule de probiotiques. Donc, ça veut dire qu'il va falloir faire attention et y aller doucement au départ surtout. Et après, on varie les parfums.

C'est-à-dire que là, on a travaillé sur le chou, on peut faire la betterave et on peut faire bien d'autres aliments encore. Les oignons, c'est super bon. On peut faire l'ail, etc.

Donc, c'est vraiment très agréable. Et ça vous parfume agréablement votre salade, votre sauce, par exemple. Si vous faites de l'oignon, ça va vous parfumer votre sauce vinaigrette, par exemple, très agréablement.

Voilà. Donc, je vous invite à découvrir parce que c'est intéressant. C'est ce que faisaient nos anciens et qu'une technique a été un petit peu oubliée.

Et ça a un vrai pouvoir sur le microbiote. Ah oui, oui, oui, tout à fait parce que le temps du transit, c'est comme vos probiotiques. Le temps du transit, ils travaillent, ces microbes.

Donc, ils travaillent, bien sûr. Bon, ça, c'est une super astuce. Merci, docteur, de la partager avec nous.

Pour finir ce sujet, on peut faire tous les légumes. Je peux prendre du poireau, de la carotte, de la pomme de terre pour faire ça aussi ? Alors, il y en a qui rendent mieux que d'autres. Donc, tout ce qui va être mou, il faut éviter.

Par exemple, le concombre, tout ça, il faut éviter. Bon, la pomme de terre, je n'ai jamais fait, donc non. Mais plutôt tout ce qui est choux, tout ce qui est poireau, très bien.

Ah, poireau, ça rend super bien. J'appelle ça la choucroute de poireau. Franchement, c'est bon, c'est vraiment bon.

oui, poireau, c'est bien. Les recovers, il faut aimer. Moi, j'ai ma collègue avec qui on a fait le livre, justement, elle qui adore.

Est-ce que vous pouvez nous le montrer bien, docteur, que tout le monde le voit bien ? Oui, c'est bien. Là, vous avez toutes les solutions. Voilà.

Et puis, il y a plein de recettes, donc, d'excellentes recettes, bien sûr, avec des betteraves, avec aussi des fromages végétaux. En fait, on dit fromage, mais c'est au fromage, vous savez, comme ils en disent. avec des super, je ne sais pas si je peux vous montrer.

Voilà, par exemple, aussi une sauce tomate fermentée, vous voyez, comme c'est sympa. Donc, réalisée à partir des tomates fermentées. Alors là, on n'a pas utilisé le même système, on a utilisé le système de la saumure, parce que là, vous imaginez bien que vous n'allez pas pouvoir écraser la tomate, comme ça, bien qu'on pourrait aussi.

Mais du coup, on a mis nos tomates avec une saumure, simplement avec de l'eau et du sel, c'est tout, tout simplement. Et là, on est sur du 3%, 3%. 1% quand on fait directement, sans eau, et quand on fait avec la saumure, on met 3%.

Donc, effectivement, vous voyez, là, vous avez, par exemple, ça donne envie, une mousse de betterave là, tout fermentée, c'est absolument délicieux. on peut cuisiner à partir de ces aliments fermentés, donc, ce n'est pas uniquement les intégrer, on peut aussi cuisiner à partir. Donc, voilà, vous voyez, par exemple, des crèmes végétales faites, par exemple, à partir simplement de noix de cajou.

Voilà, tout simplement, fermentées. Donc, c'est pour vous dire que c'est vrai que c'est un autre type de cuisine, qui est complètement complémentaire au reste, parce que ça ne va pas remplacer tout ce qu'on a raconté. C'est un petit plus qui se rajoute.

On peut faire les piments aussi. C'est intéressant, les piments. Mais est-ce que ça peut vraiment venir rééquilibrer, rebalancer notre microbiote ? Est-ce que, par exemple, en adoptant cette alimentation, on peut venir à bout d'un reflux ? Pour revenir au sujet tout à l'heure.

Ce n'est pas spécialement dans le reflux que je l'ai utilisé et testé. Moi, je l'ai testé surtout avec mes patients sur la constipation. Et là, on a des super résultats.

Sur les reflux, je ne l'ai pas testé. Je ne peux pas trop vous dire. Mais, par exemple, sur les constipations, oui, c'est intéressant pour rééquilibrer la constipation sans médicaments.

C'est intéressant, parce que vous avez beaucoup de gens qui sont très embêtés par leur constipation. Absolument. Absolument.

Donc, à tester personnellement. Oui, chacun. Parce que oui, c'est ce que vous dites aussi.

C'est-à-dire qu'il faut peut-être aussi que notre organisme s'habitue à ce type d'aliment. Il faut y aller doucement. Oui.

Il faut y aller doucement. Petit à petit, incorporer. Voilà.

Comme tout changement. Quelqu'un qui ne mange pas de fibres, par exemple, et qui se met d'un coup à manger plein de fibres, parce qu'il se dit, c'est trop bon pour ma santé, etc., pour mon microbiote, là, il va ballonner. Il va avoir mal au ventre.

Non, il faut y aller doucement. On va tout perturber. Dans tous les équilibres à l'intérieur, on va perturber.

Donc, on va y aller doucement. On va augmenter, mais doucement, progressivement. Voilà.

Très important, la progression. Très, très important. Il ne faut pas être pressé.

On vit dans un monde de pressés, mais là, il ne faut pas se dépêcher, justement. Redonner du sens, manger calmement. Exactement.

OK. Docteur, j'ai envie de finaliser cette masterclass avec un point essentiel. Vous avez parlé d'hygiène de vie globale, on a compris, mais vous avez aussi parlé du mouvement, de l'activité physique.

Qu'est-ce qu'une bonne hygiène de vie, au niveau de l'activité physique, autour de ce que je vais appeler le sport ? Est-ce qu'on parle de sport ou est-ce qu'on parle aussi de mouvements doux ? De quoi on parle exactement ? Alors, l'activité physique bénéfique, c'est une activité, surtout avec de l'endurance, qui est très importante à faire et qu'on peut conseiller à tout le monde sans abîmer leur santé. Vous voyez, c'est par rapport à des sports extrêmes. Donc, une activité d'endurance, comme par exemple marcher, pas faire simplement les boutiques, mais marcher, par exemple, aller dans la nature, de temps en temps, faire des petites côtes et puis après redescendre, etc.

Donc, voilà, toutes ces activités, c'est intéressant. Alors, c'est sûr que c'est toujours mieux quand on bouge à la maison, qu'on fait du ménage, etc. Mais ça ne va pas remplacer cette activité que vous allez faire pendant, par exemple, trois quarts d'heure au moins d'affilée à peu près.

Donc, je pense que c'est bien de bouger régulièrement à la maison. C'est bien de ne pas rester tout le temps assis sur un fauteuil et de faire de la sédentarité. Ça, c'est bien.

Mais c'est bien aussi d'aller vers l'extérieur. On s'est rendu compte que quand on touchait le monde extérieur au niveau du végétal, au niveau de la terre, etc., qu'on avait un microbiote plus riche et plus diversifié. Donc, je pense que c'est important.

Tout est important et c'est important de reconsidérer peut-être l'activité physique aussi dans la nature. Donc, c'est important d'aller marcher et puis d'aller rencontrer cette nature qu'on a tendance à oublier parce que les sports en salle, c'est bien, c'est très bien, ça fait bouger, mais on oublie toute cette nature qui, vraiment, nous fait du bien aussi et qui nous apporte beaucoup de choses. J'ai envie aussi de vous parler du yoga.

Je l'ai dit dans ma présentation. C'est quelque chose peut-être que vous pratiquez, mais en tout cas que vous conseillez. Est-ce que vous pouvez nous dire pourquoi ? Alors, tout ce qui est yoga, méditation, Tai Chi, Qigong, etc., c'est hyper intéressant pour la santé.

On s'est rendu compte que c'était vraiment quelque chose d'important, par exemple, au niveau du vague, du nerf vague. Et donc, c'est vraiment important parce qu'en fait, le microbiote, lui aussi, travaille par l'intermédiaire du vague. Donc, c'est pour ça que sûrement tout est lié.

Et donc, je pense que c'est important et c'est là qu'on a des meilleurs résultats. C'est-à-dire que c'est dans ma pratique régulière que j'ai pu voir que les gens qui travaillaient à la fois sur cette pratique mentale et à la fois sur l'alimentation, ce sont eux qui avaient les meilleurs résultats. Et puis, moi, si je peux rajouter quelque chose, je dirais qu'il y a quelque chose d'important.

C'est que un, ce qui est important, c'est de comprendre ce qu'on va changer. Et puis, ce qui est important, c'est de savoir que ceux qui réussissent, c'est ceux qui le veulent. Et que pour le vouloir, il faut aussi se donner les moyens de comprendre.

Quand on a compris, on peut y aller et on change les choses et on y va et on y croit. Je crois que c'est important parce qu'en fait, vous avez des gens qui sont toujours demandeurs, qui voudraient qu'on leur fasse tout, les recettes, les trucs comme ça, parce qu'ils n'ont pas tout compris. Et eux, ils auront plus de mal à réussir.

Et donc, je pense qu'il faut prendre les choses en main. Vous savez, un peu comme dans tous les métiers. C'est-à-dire qu'il faut apprendre, il faut comprendre, apprendre et puis hop, il faut y aller.

Et là, c'est là qu'on réussit. Les meilleurs et les gens qui réussissent, c'est ceux qui en veulent, qui veulent réussir, etc. Donc, c'est facile.

Oui, il faut s'impliquer, en fait. C'est ça en résumé. Exactement, il faut complètement s'impliquer.

Docteur, est-ce que néanmoins, vous auriez quand même un conseil à donner parce que beaucoup d'entre nous aujourd'hui ont une vie intense, notamment professionnelle, notamment quand on vit dans une grosse ville, le rythme est quand même intense, on se lève le matin, on va travailler dans son entreprise, on y passe la journée, on rentre le soir, on est fatigué. Comment inclure une bonne hygiène de vie dans un rythme de vie aussi intense ? Oui, vous avez raison. Donc, là encore, on va raisonner cas par cas, c'est-à-dire en fonction de ce que vous pouvez faire chacun.

Est-ce qu'à midi, vous avez une pause suffisante qui vous permettrait peut-être avant de manger, avant de prendre votre repas, d'aller faire une petite marche, par exemple, une demi-heure là où vous êtes ? Est-ce que c'est possible ? Vous voyez, ça va dépendre de chaque cas. Si vous n'avez pas la possibilité, est-ce qu'en sortant de chez vous, par exemple, en sortant du boulot et avant de rentrer chez vous, vous n'avez pas la possibilité aussi de faire quelque chose ? Il y a un moment donné où il va falloir intégrer et là, il n'y a pas le choix qu'il faut que ce soit la personne qui adapte par rapport à son emploi du temps ce qu'elle va pouvoir faire. Même si c'est 10 minutes, c'est toujours ça, c'est mieux que rien.

5-10 minutes, c'est toujours mieux que rien. c'est ça qu'il faut se dire. Il y a toujours une histoire d'échelle de valeur.

C'est mieux si on peut faire trois quarts d'heure, une heure. Mais si on fait cinq minutes, c'est déjà bien. Cinq minutes, au moins, de respiration, de méditation, même éventuellement de méditation d'idée, puisque maintenant, on est très aidé avec Internet.

Donc, à n'importe quel moment, avec n'importe quelle petite application, etc., qu'on a téléchargée, on peut faire aussi une petite méditation pendant cinq minutes et respirer. Et au moins, je pense que si les gens n'ont vraiment le temps de rien faire, au moins, prendre des petites pauses de quelques minutes et de prendre le temps de respirer avec une bonne respiration abdominale, régulière, vous voyez, de type un peu cohérence cardiaque, qui est intéressante aussi. Donc, ils peuvent aussi voir ça sur Internet.

Mais oui, c'est important aussi, au moins, de considérer de prendre quelques minutes dans ce temps de folie. Oui, donc, en fait, essayer de s'accorder un petit peu ce qu'on pourrait appeler des sasses de décompression, des petits moments à soi où on s'isole et on va venir respirer, nettoyer son mental, en fait, pour, voilà, pour redescendre, calmer tout système nerveux. Et ça, ça a vraiment un effet bénéfique sur les microbiotes.

Exactement. Et à un moment donné, même si vous avez beaucoup de travail à faire, effectivement, il faut vous poser, il faut dire dans mon emploi du temps, qu'est-ce que je peux me donner pour moi aussi, parce que c'est important. C'est-à-dire que vous allez être beaucoup plus efficace quand vous avez un microbiote qui travaille, qui est heureux et qui fonctionne bien, etc.

Vous avez une meilleure envie, par exemple, d'aller faire du sport, une meilleure performance au sport, etc. Donc, en fait, tout est lié. Et donc, c'est important, à un moment donné, de dire, voilà, dans mon emploi du temps, là, je peux peut-être me caser cinq minutes, de la même manière que je me dis, là, je fais ma douche, je fais de la douche et puis, bon, c'est inclus dans le programme et pourtant, vous n'avez peut-être pas le temps.

Donc, voilà, et vous l'avez inclus. Bon, donc, c'est une volonté personnelle. Docteur, j'ai encore des questions que je ne vous lâche pas.

Dans la dernière question, on n'a pas parlé d'un point essentiel qui est celui de l'hydratation. Oui, il faut. Qu'est-ce que vous dites par rapport à ça ? Bien sûr qu'il faut s'hydrater, c'est important.

Alors, en matière, vous voyez, parce que moi, j'ai beaucoup travaillé là-dessus par rapport au reflux et donc, faire attention à ne pas s'hydrater n'importe quand, c'est-à-dire, éviter de trop boire au moment du repas parce que c'est, beaucoup de gens oublient de boire dans la journée et boivent plutôt au moment du repas. Mais là, vous allez diluer toutes les excrétions enzymatiques, vous allez augmenter le volume gastrique, vous allez favoriser le reflux, diminuer la digestion, enfin non. Donc, ce n'est pas au moment du repas.

Au moment du repas, c'est un peu, c'est tout. Mais après, c'est avant le repas ou plusieurs heures après ou deux heures après, au moins, vous voyez, voilà. Là, on peut boire.

C'est mieux de répartir dans la journée que de boire des grosses quantités. Donc, en fait, il ne faut pas vraiment boire pendant les temps de repas, quoi. Voilà.

Et un peu, c'est tout, Vous buvez un demi-verre, un verre, voilà, c'est tout. Mais pas, moi, je vois beaucoup de gens qui boivent trois, quatre verres, etc. Et puis après, ils ne boivent plus de la journée.

Donc, ce n'est pas cette période-là qu'il faut choisir pour boire. Effectivement, il vaut mieux boire en dehors. Oui, parce que ça vient perturber, ça fait un mélange qui ne permet pas la maximisation des bonnes bactéries et au microbiote de bien digérer, j'ai envie de dire.

Ce n'est pas le microbiote, c'est plus pour les enzymes digestives, cette fois-ci. On est très haut. D'accord.

C'est plus pour les enzymes digestives. Donc, ce n'est pas la peine, effectivement, d'aller noyer les aliments dans toute cette eau, etc. Donc, un peu, oui.

Puis de toute façon, dans les aliments, il y a déjà de l'eau, il y a déjà du liquide. Donc, on en rajoute un peu parce qu'on a besoin de boire un petit peu en mangeant. Et puis, voilà.

Et puis, le reste du temps, on boit en dehors. Merci, docteur. Dernière question, est-ce que vous auriez quelque chose à ajouter sur ce sujet ? Parce qu'il y a quand même beaucoup d'idées reçues.

Est-ce que vous pensez qu'on a parcouru tout ce qu'il fallait savoir ou vous auriez un dernier message à délivrer aux auditeurs ? Oui, j'ai un dernier message. C'est-à-dire que ce qu'il faut savoir, c'est que les connaissances, elles sont surtout basées actuellement sur les bactéries intestinales et qu'on a encore plein d'inconnus à découvrir. Donc, en ce qui concerne la relation entre les virus de notre microbiote intestinal avec les bactéries, les parasites, les champignons, etc.

Donc, en fait, on a encore plein d'inconnus. Donc, on sait déjà beaucoup de choses. Donc, c'est déjà bien.

On peut mettre en application, on peut aider beaucoup de monde avec tout ce qu'on sait déjà. Mais on a encore beaucoup à découvrir. Donc, on va se dire à suivre.

OK. Affaire à suivre alors. Docteur, merci d'avoir été avec nous, de nous avoir présenté la complexité du microbiote, ses effets sur la santé et comment le rééquilibrer.

Merci pour ces astuces recettes. Je vous dis à bientôt. À bientôt.

Merci Estelle. Bon microbiote à tous. Merci docteur.

Ces contenus ne remplacent pas l’avis d’un professionnel de santé.

Dans le numéro 6

Juin 2026

Le numéro
ÉditoNon, ce n’est pas normal !Non, ce n’est pas normal d’être épuisé dès le réveil. Non, ce n’est pas normal de mal dormir, d’avoir l’esprit moins clair, la mémoire plus hésitante, le corps plus inflammé. Non, ce n’est pas normal de considérer ces signaux comme de simples désagréments, presque inévitables, en se disant que « c’est l’âge ».2 min de lectureLe dossierAlzheimer n'est pas une fatalitéUn million de malades en France, et derrière chacun d'eux, deux à trois proches dont la vie est bouleversée. Alzheimer fait peur ! À juste titre. Pourtant, selon le Dr Jean-Paul Curtay, médecin nutritionniste et fondateur de la nutrithérapie, l'immense majorité des cas est évitable. Dans son livre Vous n'aurez pas Alzheimer, il retrace les mécanismes de la maladie et les leviers concrets pour s'en protéger. Rencontre avec un chercheur qui refuse de baisser les bras.Dr Jean-Paul Curtay13 min de lectureAlimentation & nutritionDerrière chaque maladie chronique, il y a votre microbioteDr Martine Cotinat8 min de lecturePlantesLavandeLAVANDE : VOTRE ALLIÉE SOMMEIL QUAND LES JOURS S'ALLONGENT2 min de lectureSanté intégrativeHypertension, arthrose, diabète : ce que les compléments alimentaires peuvent vraiment changerDiabète, hypertension, arthrose, troubles du sommeil… Ces maladies dites "du quotidien" s'installent si progressivement qu'on finit par les considérer comme normales. Et pourtant, elles ont presque toujours un dénominateur commun : un terrain déséquilibré, une inflammation qui couve en silence. Angélique Houlbert, diététicienne-nutritionniste et autrice d'une collection de cinq guides pratiques sur la nutrition et la micronutrition, démystifie le rôle des compléments alimentaires dans la prévention et la gestion de ces pathologies. Non, ils ne sont ni miraculeux ni inutiles. Ils sont, selon elle, des outils de précision, à condition de savoir pourquoi et comment on les prend !Angélique Houlbert10 min de lectureSanté mentaleNaturopathie : comment elle soutient le corps face à l'effort et à la fatigueEt si votre corps était votre meilleur allié ? Christophe Lebrun et Frédérique Laurent, co-auteurs de Marathoniens de l'extrême, Carnet de Bord, nous racontent comment la naturopathie les a aidés à traverser la maladie, à se reconstruire, et à courir jusqu'au Pôle Nord par −42 °C. Bien au-delà de l'exploit sportif, c'est un art de vivre qu'ils nous transmettent : se connaître profondément, écouter ses signaux intérieurs, et durer sans s'abîmer.Christophe Lebrun7 min de lectureMaladie & guérisonDiabète : les vraies réponses aux questions que vous n'osez pas toujours poser8 min de lecture

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avec Dr Martine Cotinat, et sur le même sujet